Résistance à l’insuline : quand le corps envoie des signaux
Résistance à l’insuline : quand le corps envoie des signaux… bien avant la glycémie

©️ Fuu J
Dans mon cabinet, je rencontre régulièrement des personnes qui viennent parce qu’elles n’arrivent pas à perdre de poids malgré leurs efforts. Parfois, elles consultent pour tout autre chose : fatigue persistante, tensions corporelles, sommeil perturbé, digestion capricieuse, moral en dents de scie…, ou parce qu’elles ne comprennent pas qu’en mangeant sainement, équilibré, elles ont pourtant un « ventre de femme enceinte », comme cette jeune patiente la semaine dernière.
Très souvent, les analyses médicales ne révèlent rien d’anormal. Mais si on fait des analyses biologiques fonctionnelles, on découvre parfois une résistance à l’insuline silencieuse, installée depuis longtemps, voire depuis des années.
Ce phénomène est bien plus fréquent que l’on ne l’imagine. Et il ne concerne pas uniquement les personnes en surpoids : on le retrouve chez des personnes stressées, épuisées, sportives, qui consultent et disent avoir une alimentation pourtant “correcte”.
La glycémie est parfois normale, ce qui rassure à tort. Mais la cellule, elle, ne répond déjà plus comme avant.
Quand la cellule “n’entend plus” l’insuline

©️ NC institute
On parle de résistance à l’insuline lorsque les cellules deviennent moins sensibles à ce signal pourtant essentiel : celui qui leur permet de recevoir le glucose dont elles ont besoin pour produire de l’énergie.
Pour compenser, le pancréas sécrète davantage d’insuline.
Progressivement, cela entraîne :
. un stockage accru des graisses, notamment abdominales,
. une inflammation de bas grade,
. une fatigue plus marquée,
. une plus grande difficulté à récupérer,
. un tissu conjonctif (fascia) moins mobile, moins fluide,
. un terrain propice aux prises de poids résistantes.
Ce qui m’interpelle souvent en séance, c’est que le fascia “raconte” déjà cette histoire : zones de tension qui reviennent, glissements tissulaires réduits, sensations de lourdeur ou de “stagnation”. Le corps manifeste avant les résultats de laboratoire.
Pourquoi cela passe inaperçu
Les bilans biologiques classiques ne recherchent généralement pas :
. l’insuline à jeun,
. l’index HOMA,
. certains marqueurs de l’inflammation de bas grade.
Ainsi, beaucoup de personnes vivent pendant plusieurs années avec une résistance à l’insuline non détectée.
Leurs symptômes sont attribués au stress, à l’âge, à l’alimentation, à la ménopause…alors que c’est un déséquilibre métabolique qui progresse doucement.
Dans le cadre d’une consultation de santé fonctionnelle et micronutrition, lorsque je suspecte ce terrain métabolique, je recommande des analyses plus fines.
Elles confirment très souvent l’intuition clinique : le corps manque de souplesse non pas par manque de volonté ou d’efforts, mais parce qu’il travaille contre un terrain physiologique contraint.
L’importance de comprendre ce terrain pour agir
Lorsqu’une résistance à l’insuline se confirme, la prise en charge n’a rien à voir avec des régimes restrictifs ou une lutte contre son propre corps.
On rétablit d’abord la sensibilité à l’insuline, puis la fluidité des tissus, la qualité de l’énergie cellulaire, la digestion, le sommeil, le rapport au stress.
Cela passe par :
. une alimentation adaptée, régulière, non punitive,
. un soutien digestif lorsque le microbiote participe à l’inflammation,
. des micronutriments précis lorsque des carences entretiennent le terrain,
. un travail tissulaire doux (shiatsu, fascias, moxibustion) pour relancer la circulation et libérer les zones de tension,
. une amélioration progressive de la récupération physique et émotionnelle.
Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est profond, durable, structuré.
Et surtout, c’est libérateur.
Votre corps ne résiste pas… il se protège
Si vous avez l’impression de “tout faire bien” mais que votre poids stagne, que l’énergie manque, que certaines zones de votre corps restent tendues ou que votre digestion ne suit plus, ce n’est pas un manque de motivation.
Ce n’est pas “dans la tête”.
Ce n’est pas une fatalité non plus.
C’est souvent un signe que votre corps tente de maintenir un équilibre devenu trop coûteux.
Comprendre la résistance à l’insuline, c’est redonner du sens aux signaux de votre organisme et retrouver une voie d’accompagnement qui soutient, sans brusquer.
Je vous accueille au cabinet ou en visio pour une évaluation précise, un bilan fonctionnel adapté, et un accompagnement qui relie votre métabolisme, vos tissus et votre énergie.
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Nelly LAPIERRE – décembre 2025
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