pieds shiatsu

L’alimentation comme carburant de votre santé (ou pas)

L’alimentation comme carburant de votre santé (ou pas)

L’alimentation comme carburant de votre santé (ou pas)

L’alimentation comme carburant de votre santé (ou pas)

 

Beaucoup s’alimentent sans se nourrir, consomment rapidement quelque chose pour se caler l’estomac, sans se demander si ce qu’ils ingèrent inconsciemment produira le carburant nécessaire au bon fonctionnement de leur organisme.

Car en fait, c’est de cela qu’il s’agit, non ? Nous mangeons pour entretenir la machine. Qui mettrait du gazole dans son moteur essence ? Pourtant c’est ce que nous faisons très souvent à notre estomac !

Alors ce mois-ci j’ai décidé de vous donner quelques informations, que vous n’avez peut-être pas. Pour vous permettre de manger avec plaisir, mais aussi de réguler par vous-mêmes votre alimentation en cas de petit souci de santé.

Dans nos temps modernes, où tout va vite, où poussent les supermarchés qui font les courses pour nous, où les plats sont déjà cuisinés, où nous n’avons plus qu’à réchauffer pour ingurgiter sans perdre une miette de ce dossier urgent à rendre ou de cette série télévisée captivante, l’idée même de se nourrir pour remplir les fonctions de base de l’organisme semble désuète.

Pourtant, les premiers symptômes de la maladie ne nous arrivent pas comme cela, par manque de chance. Nous jouons un rôle actif dans ce qui arrive à notre corps, par les choix que nous faisons dans nos vies quotidiennes.

Oui, il existe de terribles maladies que nous ne maîtrisons pas et qui s’abattent sur nous froidement.

Mais je vous parle aujourd’hui de tous les petits maux que nous nous créons à notre insu. Par la façon dont nous bougeons (ou pas), comment nous gérons le stress, et surtout ce que nous mettons dans nos assiettes.

Beaucoup refusent de modifier leur façon de manger parce qu’ils ont attrapé un rhume ou que leurs genoux gonflentjusqu’à ce que les petits symptômes du départ se répètent un peu trop souvent, deviennent chroniques, se transforment en maladie.

 

Manger en harmonie avec la nature

 

Les supermarchés et hypermarchés regorgent de nourriture dans de jolis packagings colorés, avec de superbes photos de produits frais dessus. Nous saupoudrons nos fruits et légumes de produits chimiques pour les rendre plus gros, plus résistants, moins moches, et nous les faisons venir de l’autre bout du monde avant de les consommer. Après les avoir enrichis de sucre et autres agents gustatifs, nous les enfournons dans le micro-ondes pour les manger au plus vite.

Toutes ces étapes affectent l’aspect énergétique de l’aliment. Le carburant que nous devrions avoir pour nous donner toute l’énergie nécessaire pour bouger, travailler, réfléchir, grandir, avancer, est très dénaturé.

 

Les recherches scientifiques démontrent de plus en plus souvent la relation entre notre alimentation moderne et dévitalisée et l’augmentation des maladies en Occident.

 

Quel dommage, quand on sait que pourtant le corps a les capacités de s’auto-réguler, de s’auto-renouveler s’il consomme des aliments en harmonie avec ce qui l’entoure. Manger des fruits exotiques rafraîchissants dans les pays tropicaux, par exemple, permet de se rafraîchir. Mais consommer ces mêmes fruits sous nos climats hivernaux perd tout son sens et peut entraîner des troubles par apport de froid excessif !

 

Des repas traditionnels

 

Chaque année un nouveau régime alimentaire arrive sur le marché, et je m’y perds moi-même. Je vois de plus en plus de patients manger « sans ». Sans gluten, sans produit laitier, manger comme au temps du paléolithique….

Ces régimes sont étayés par des études médicales qui vont bien avec, et je ne me prononcerai pas sur ce sujet ici. Je ne peux que constater en consultation que les gens ont de plus en plus de mal à manger équilibré avec tous ces manque… Et surtout, certains ne font pas le lien entre ce qu’ils mangent (des crudités en hiver par exemple) et les maux dont ils souffrent (rétention d’eau).

 

 

Savez-vous qu’en anglais ancien, le mot « meal » (repas) signifiait « grain » (céréales) ?

En japonais, ce même terme de « repas » se dit encore « riz » (gohan). Il semble donc que traditionnellement nous consommions les céréales comme plat de base. Bien sûr, les Esquimaux et pionniers américains ne pouvaient pas manger de céréales du fait même qu’ils migraient sans cesse. Ils ont donc commencé à manger de la viande pour remplacer cet apport essentiel de l’alimentation. Il est amusant de voir que les mangeurs de graines de nos jours sont considérés comme des bobos 😉

 

Se nourrir essentiellement de céréales complètes et légumes frais locaux

 

Notre organisme semble fait pour consommer des céréales : 20 de nos 32 dents sont des molaires broyeuses ! Au niveau des organes internes, leur fonctionnement lent et doux permet d’absorber les céréales, légumineuses et légumes bien mâchés au préalable. L’absorption de glucides complexes (céréales) régule le taux de sucre dans le sang et procure une libération lente et constante d’énergie, quand un régime riche en graisses, protéines animales, sucres et sel fatigue nos reins, fois, vésicule biliaire et cœur, qui ont alors tendance à s’encrasser, se boucher, épuisant d’autant notre vitalité. Or un organisme affaiblit tombera plus facilement malade.

Les intestins se régulent et se nettoient grâce à un régime riche en fibres alimentaires. Malheureusement une alimentation pauvre en fibres les laisse encrassés, irritables, absorbant moins bien les substances nécessaires : irritation du côlon, gaz, développement de nouvelles maladies (intolérance au gluten par exemple), ou encore terrain propice au développement du cancer du côlon…

A trop ingurgiter de graisses, sucres, viandes ou produits chimiques, la flore intestinale se désagrège et est remplacée par des micro-organismes malsains. Consommer des aliments fermentés pourra alors aider à renouveler les bactéries nécessaires à l’organisme. Je conseille souvent le miso à mes patients : puissant probiotique, il est consommé quotidiennement au Japon pour entretenir la flore bactérienne. Bien sûr là encore, il faut choisir un miso fermenté lentement selon un processus traditionnel. Car pour des raisons économiques certaines firmes fermentent rapidement pour vendre davantage… L’effet n’est pas aussi bénéfique.

 

Quelques exemples de stress causés par certains aliments

 

Les produits laitiers (à base de lait de vache) produisent un excès de mucus dans le corps, congestionnent et entravent les fonctions du cœur, foie, vésicule biliaire et produisent des glaires dans les poumons. Il est conseillé d’en réduire sa consommation pour prévenir les risques d’allergie alimentaire, diabète, cancers du côlon. Recevoir un shiatsu lors d’une crise d’asthme, d’un rhume, d’une bronchite permettra à ce mucus de s’évacuer plus facilement. Je conseille alors à mes patients d’arrêter momentanément leur consommation de produits laitiers une dizaine de jours, le temps que les symptômes se résorbent. Car il ne s’agit pas de se priver de ses plaisirs gustatifs ! Mais bien d’être informé des conséquences liées à l’absorption de tel ou tel aliment, et de se réguler soi-même en fonction des petits troubles que l’on rencontre.

Les sucres rapides dérégulent l’équilibre du taux de sucre dans le sang, provoquent de l’hyperactivité (très fréquent chez les enfants qui mangent trop de bonbons et autres goûters très sucrés), surchargent la rate, le pancréas et le foie, diminuent la résistance face à une infection. Ils causent irritabilité et fatigue, même si souvent nous en consommons pour nous donner un regain d’énergie. Limiter sa consommation de sucre permet de réduire les risques d’hypoglycémie, de diabète et autres troubles de l’humeur.

 

 

Enfin, les protéines animales ont tendance à acidifier le sang, surcharger les reins et le foie. En consommer chaque jour épuise les stocks de calcium de l’organisme. Enfin, elles stagnent dans les intestins et tuent les bactéries de la flore intestinale. Gardez cette information en tête en cas de calculs rénaux, arthrite et ostéoporose.

 

 

Alors la prochaine fois que vous allez faire les courses posez-vous la question : ce que vous achetez va-t-il donner de l’énergie à votre organisme ? Si oui, foncez ! Pesez, sentez, cuisinez ! Et profitez de ces aliments frais et plein d’énergie pour votre organisme.

Bon appétit.

 

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Nelly LAPIERRE – mai 2018 –